Pourquoi se souvenir de ses rêves ?

Ne pas se souvenir de ses rêves ne veut pas dire que l’on ne rêve pas… Tout le monde rêve ! Le rêve a été perçu différemment à travers les époques, passant d’une capacité de prédiction, guérison à oeuvre du diable, puis a commencé au 20ème siècle à entrer dans la psychanalyse notamment avec Freud et Jung. Il est aussi perçu différemment dans le monde… Des peuples comme la tribu des Sénois en Malaisie, les utilisent sans cesse, et d’autres les plaçent dans les oubliettes, car ils sont jugés trop absurdes et irrationnels. Et pourtant, ils ont tellement à nous apporter… Voici quelques pistes, qui vous donneront, je l’espère, l’envie d’explorer tout leur potentiel !

 

Pourquoi s’en souvenir ?

Le sommeil profond est essentiel à notre santé physique, et le rêve indispensable à notre équilibre mental ! Que l’on s’en souvienne ou non, il rêvet déjà de multiples fonctions : consolidation de la mémoire, libération du stress et des émotions refoulées, intégration des apprentissages, stimulation de la créativité…

Et si l’on s’en souvient, on peut multiplier les effets bénéfiques :

  • Apprendre à mieux se connaitre (émotions, désirs, forces, maladies…)
  • Trouver des solutions à nos problèmes, dans la vie de tous les jours. Dévoiler le potentiel à venir pour nous guider dans nos choix.
  • Développer des idées créatives (la musique Yesterday des Beatles, Dr Jekyll et Mr Hyde, la machine à coudre, la théorie de la relativité, et j’en passe, ont toutes en commun qu’elles ont été créés à partir de rêves!)
  • Amorcer des processus de guérison (traumas, processus de deuil…)
  • Agir sur notre bien-être et notre immunité : notre cerveau ne fait pas de différence entre une situation rêvée, vécue ou fortement imaginée, les hormones anti-cancéreuses Interleukines sont aussi bien transmises dans nos actions rêvées !

QUELQUES CHIFFRES

  • Nous rêvons 1H40 de nos nuits en moyenne, en sommeil paradoxal, pour une nuit de 8h ! Soit environ 5 rêves par nuit. Le dernier rêve est le plus long, environ 45 minutes ! Mais nous rêvons aussi durant les autres stades de sommeil… Ils sont plus clairs, détaillés, longs et étranges en sommeil paradoxal, il est ainsi souvent désigné pour les rêves. 
  • Durant notre sommeil paradoxal, le corps est au repos, mais le cerveau en hyperstimulation ! Il active les neurones de l’ordre de 70 à 90% de l’hémisphère droit de notre cerveau (siège de l’intuition), alors que durant la journée, cela est de l’ordre de 5 à 12%.

 SE RESSOURCER !

  • Quelques idées littéraires : Nicole Gratton (L’art de rêver), Tobie Nathan (Le secret de vos rêves), Freud (L’interprétation des rêves), Robert Waggoner et Caroline Mccready (Le rêve lucide), Isabelle Arnulf (Une fenêtre sur les rêves)…

À LA PRATIQUE !

QUELQUES MÉTHODES POUR MIEUX S’EN SOUVENIR

Les techniques pour mieux s’en souvenir !

Avant le sommeil : la relaxation (lecture, méditation… celle qui vous correspond !), l’intention « cette nuit, je vais avoir un excellent souvenir de mes rêves », veiller à ce que son carnet de rêves ou dictaphone / portable soit à proximité.

Au réveil : se prévoir 10-15 minutes avant le « vrai » réveil et se concentrer sur la nuit passée (et non la journée à venir), yeux clos, gardez la même position. Si vous ne pensez qu’à un élément du rêve, visionnez le pour reconstruire le rêve à partir de ce point puis récupérer le rêve en entier. Comme un fil qu’on rembobine. Tenir un carnet de rêves (c’est une musculature!)

Les prédispositions idéales :
  • Température entre 16 et 19°
  • Entre 5 et 10 heures de sommeil (peu de bruit…)
  • Avoir un désir réel et sincère de se souvenir de ses rêves
  • Comprendre leur intérêt
  • Adopter une attitude positive et de la patience
  • Limiter certains médicaments et le cannabis

Mentions légales • Crédit : Claire Bordas